Interview

Digbeu Cravate « Je voulais être ingénieur de son »

"Je voulais être ingénieur de son"

Je dois ma réussite à Inabo Barthelemy

1–Digbeu Cravate, Bonjour.

Bonjour cher frère ! Bonjour aux lecteurs !

2–Digbeu Cravate, A l’état civil c’est qui et est-il possible d’avoir quelques informations en ajout sur votre vie privée.

A l’état civil je suis ZOUHO Bla Michel, marié et 3 enfants.

3–D’où vient ce surnom ‘’ Digbeu Cravate’’ ? 

C’est un personnage que j’ai créé par rapport au choix que j’ ai fait en me lançant dans ce métier. Il fallait lui trouver un nom d’autant plus que je parlais beaucoup des Bétés dans mes différentes histoires, lorsque j’étais chroniqueur auprès de M. Inabo Barthelemy dans son émission ‘’Dimanche Passion’’. Donc, Digbeu était très bien mais il fallait ajouter un petit nom rigolo, d’où m’est venu Cravate. Le premier essai de ce personnage était dans l’œuvre audio de Akoss, qui a pour titre ‘Le mariage d’Akoss’

4–la plupart des ivoiriens vous a découvert à travers des petites blagues dans l’émission Dimanche Passion de Barthelemy Inabo.

Parlez-nous-en.

C’était vraiment l’œuvre de Dieu, parce que ce métier d’humoriste n’était même pas mon choix. Je voulais être ingénieur de son. Je pourrai dire que l’humour s’est imposé à moi. Et comme M. Inabo est un détecteur de talents, il m’a déniché. Tout d’abord, j’ai participé à l’émission ‘Dimanche détente’ de notre regretté Doh Ouattara à la radio nationale (RTI). C’est là que nous avons appris qu’il y a une nouvelle émission de M. Inabo Barthelemy à la télévision Nationale (RTI). Ça ne m’intéressait pas vraiment. Mais un ami à moi, Evariste Dégny, m’a demandé de l’y accompagner. Sous son insistance, je décide de l’accompagner. Une fois à la RTI nous, mon ami et moi, constatons qu’il y a une audition à passer avant d’être retenu. C’était Tonton Joe qui faisait les auditions. Mon ami et moi, nous nous sommes retrouvés retenus. Nous étions 3 retenus sur 25. Je devais raconter juste une histoire et laisser la place. Lorsque j’ai fini mon histoire, M. Inabo était tellement content de ma prestation qu’il m’a demandé de rester. Et tout est parti de là.

5–comment avez-vous choisi de vous professionnaliser dans l’humour et le cinéma ?

Après mon premier passage à l’émission télévisée, les choses ont commencé à changer. M. Inabo m’a imposé, et je passais tous les Dimanche à la télé. Le métier à commencé à me plaire. Mon idole, M. Adjé Daniel, était ma source d’inspiration. Mais il fallait que je me perfectionne. Je décide donc de me former. Après ma formation, c’est Gbi de Fer qui prend le risque de m’essayer dans une pièce théâtrale intitulée ‘Attentat au paradis’. C’est à partir de là, que j’ai véritablement décidé de me lancer dans ma nouvelle carrière, en créant un personnage : DIGBEU Cravate.

6–le téléfilm ma famille a été un grand succès. Comment l’avez-vous vécu et comment avez-vous appris à camper des rôles, maitriser des dialogues.

Vous savez, lorsque vous avez été formé pour exercer un métier, rien ne peut vous surprendre. Être comédien est la base pour être un bon acteur. ‘Ma famille’ a été pour moi l’occasion de montrer à tous que je viens de très loin, de par mon parcourt. Et que désormais il fallait compter avec moi dans le cinéma Ivoirien. Donc, Avec la formation que j’ai reçue, j’étais prêt.

7–Comment s’est faite la rencontre avec MAMANE, et aujourd’hui quelles sont vos acquis en termes d’expériences ?

Mamane, on suivait chacun de son côté. On se connait à travers les réseaux sociaux. Mais, nous avons été présentés par Robert Brazza lorsque Gohou, Bohiri, Nastou, Oupo et moi étions en tournée Européenne. Robert nous a invité à participer à l’émission ‘+ d’Afrique’ de canal+, quand il a su que nous étions sur Paris. Après quelques échanges, nous avons constaté que nos idées convergeaient et nous avons décidé de travailler ensemble d’autant plus que Mamane cherchait déjà à installer Gondwana City Productions à Abidjan. Depuis 6 ans, nous travaillons ensemble.

8–Nous vous donnons  quatre (4) noms et vous nous dites ce que vous pensez d’eux. Agalawal, Joel, Amed Souané et Gohou Michel

Agalawal :

C’est un jeune qui sait ce qu’il veut et surtout où il va. Il m’a fait le plaisir de me choisir comme le metteur en scène de ses 2 spectacles qui, grâce à Dieu, ont montré sa maturité dans ce métier. Je lui demande de continuer ainsi.

Joël :

C’est notre cadet qui a beaucoup d’énergie. On l’aide à pouvoir la maîtriser. D’ailleurs, moi aussi j’ai été comme ça à mes débuts. Mais c’est quelqu’un qui apprend vite surtout qu’il a aussi en option un talent de chanteur. Il nous aide beaucoup.

Hamed Souané :

Paix à son âme. Franchement, je suis désolé mais je ne l’ai pas connu. On a échangé une fois sur le plateau de répétition du Doromikan de Adama Dahico. Par contre, à travers ses rôles, je voyais quelqu’un de déterminer qui cherchait à se perfectionner.

Gohou Michel :

Ah ! Excusez-moi mais je suis mal placé pour parler de lui parce que toi-même, tu vas trouver que c’est évident. Mais tout ce que je peux te dire, c’est que c’est un grand-frère et ami qui m’apprend beaucoup dans ce métier.

9–vous avez joué dans bienvenue au Gondwana, vous participez au festival du rire, vous avez avec sur canal pendant la CAN et le Mondial depuis quelques éditions. C’est une carrière pour vous et gohou.

Comment vous gérer ce calendrier chargé.

Les dates sont très bien gérées, il n’y a pas de soucis à ce niveau. Par contre toutes ces émissions sont le fruit d’un travail abattu ensemble pendant des années.

10 –On peut dire que votre art nourrit son homme, c’est le constat, vous confirmez ?

Écoute, ce que je sais de par mon éducation, c’est que tout est une question d’organisation. Le peu d’argent que tu gagnes en travaillant dur, si tu trouves nécessaire de le gaspiller, il faut assumer les conséquences. Par contre quand tu t’organises, le constat se fait tout de suite.

11–Digbeu cravate, quel message aux jeunes et à tous ceux qui ont envie d’embrasser votre carrière, mais qui sont sceptiques sur la réussite dans ce domaine ?

Je leur dirai tout simplement que pour réussir dans ce métier il leur faut une formation. La formation est la base de ce métier. Après vient le succès et l’argent mais sans organisation, vous vous tuez à petit feu.

12–Digbeu cravate, Que pensez-vous des femmes, du mariage, de la vie de foyer, les travaux domestiques ?

Depuis que je suis avec mon épouse, chaque fois je lui dit merci. Parce qu’il est difficile pour nous d’évoluer dans ce métier si nous ne sommes pas soutenus par une bonne épouse. La vie de foyer est essentielle pour une bonne carrière. Quand j’ai le temps je m’occupe des petits travaux domestiques

13–Quel est votre prototype d’homme parmi les personnalités de la Côte d’Ivoire ?

ZOKORA DIDIER, le footballeur. Je me suis mis au sport depuis deux semaines. A bientôt pour la comparaison.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer