Politique

La crise au FPI vire au clash

Affi : « c’est honteux que Gbagbo lutte le FPI avec  moi… »

Après l’échec de la rencontre Affi-Gbagbo, le premier est rentré dans tous ses états : « Gbagbo n’est pas le président du FPI, où est-ce qu’il a été élu…c’est même honteux que Gbagbo lutte le FPI avec moi… »sont des bouts de phrases lâchés par le lion du Moronou comme un rugissement contre son désormais ex-mentor.

Ce clash entre le ‘’fils’’ Affi  et le ‘’père’ Gbagbo fait suite à la rencontre avortée entre ces deux hommes. A en croire les dits de monsieur Acka Emmanuel, émissaire de Laurent Gbagbo, ce dernier aurait posé ce préalable à son poulain : la reconnaissance du congrès de Mama et de Moossou et toutes les décisions qui en sont sorties. Ce qui égal à la démission d’Affi à la tête du FPI que celui-ci juge inacceptable.  Affi rugit et menace : « jusqu’à preuve du contraire, je suis le président élu du FPI. Personne ne peut m’en dissuader…le congrès du FPI selon nos textes est l’émanation du président sortant. Et c’est lui qui dit où et comment ça doit se faire…soyons sérieux ! » Dixit Affi en réponse à ceux qui pensent qu’il doit céder le fauteuil à Gbagbo.

A entendre le député de Bongouanou, Gbagbo Laurent ne peut pas prétendre  au fauteuil de président du FPI puisqu’il était en prison pendant que les différents congrès du FPI à Abidjan et à Mama se sont passés pendant qu’il était à la Hayes.  Il trouve même honteux que ce dernier veuille lutter le parti avec lui…

Sans prendre partie, on se rappelle que Nelson Mandela continuait d’être président de l’ANC pendant qu’il était incarcéré. Aussi, si arrivé à la magistrature suprême, Gbagbo a abdiqué de son poste de président du FPI pour proposer lui Affi, c’était en respect  des lois de la démocratie que reconnait la constitution ivoirienne en son article 61 : « Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public et de toute activité professionnelle ». Et si aujourd’hui, il n’est plus à ce poste, n’est-il pas légitime de vouloir reprendre son poste afin de mener à bien le combat écourté ?  Ce qui pourrait être reconnu « honteux », c’et que le dauphin de veuille plus voir le titulaire du poste.  Mais au juste, qui a créé le FPI sur lequel se battent Affi et Gbagbo ? La porte est-elle fermée pour la création d’un parti en Côte d’Ivoire ? Mais tout semble dire que c’est à la mode dans ce pays, ce genre de chose ; pendant que Soro et Ouattara se « bagarrent »,  Adjoumani,  Duncan et Bédié   ne fument plus le même cigare ;  Affi lance des pique à Gbagbo. Le temps des ruptures à-t-il sonné ?

Sacré Abel 

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