Dossier spécial

Yakassé-Attobrou/Reprise des cours

Le ministre Joseph Séka Séka décante la situation

Le 23 mars 2019, face à la non-reprise totale des cours à Yakassé-Attobrou, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, fils et cadre de la région, Joseph Séka Séka, a organisé une rencontre avec le corps préfectoral et les acteurs du système éducatif.

A l’Hôtel Résidence Attobrou, où a eu lieu l’événement, les participants se devaient de trouver une solution locale, afin de permettre la reprise effective des cours dans tous les établissements. Cette rencontre a permis au ministre de décanter la situation. Elle vient après les deux autres, que le préfet de la région, Kassoum Coulibaly, a eues avec le corps enseignant. A l’entame donc, le préfet, a fait le bilan de la situation actuelle de l’école dans sa circonscription. « Dans les établissements primaires, toutes les écoles observaient la grève, jusqu’au 3 mars, où les syndicats ont levé le mot d’ordre. Le 4 mars, les cours ont repris progressivement et sont totalement suivis maintenant ». La suite dira-t-il est « qu’au secondaire, sur les trois établissements publics que compte le département, les collèges d’Abongoua et de Biéby n’ont jamais observé le mouvement d’arrêt des cours. Même s’il y a eu certes quelques perturbations ». Même si au niveau des établissements secondaires de Yakassé-Attobrou, il n’y a pas eu de grève, hormis quelques perturbations d’élèves venus d’ailleurs pour faire arrêter les cours, la fausse note est venue du lycée municipal. Lieu où la grève a été suivie et elle continue. Face à ce tableau pas trop reluisant pour la région, le ministre a fait son entrée, en remerciant  les différentes participants, qui d’alors avaient discuté avec le préfet, pour désamorcer la situation délétère. «  La présence des uns et des autres, est la traduction, malgré les turbulences, que chacun voudrait trouver une solution à la situation », a-t-il dit. Pour lui le droit à manifester est inclus dans les règles de la bonne application de l’ordre des travailleurs, mais pas de la manière qui porte grand préjudice au futur. « L’acte de grève fait partie des droits du travailleur. Mais qu’il faut parfois savoir s’arrêter, pour réfléchir sur les conséquences que cet arrêt de travail peut engendrer pour l’avenir des enfants et par ricochet celui de la nation de demain ». Joseph Séka Séka a rappelé à l’auditoire qu’il n’est pas venu en justicier, mais en conciliateur entre belligérants. « Je ne suis pas venu pour dire qui a raison ou qui a tort. Je suis venu vous supplier, pour regarder l’avenir de nos enfants. Je me mets à genoux face à vous, acteurs de l’école, afin que vous repreniez le chemin de l’école », a-t-il plaidé.

Il a par ailleurs conseillé aux élèves qu’il peut comprendre que les enseignants fassent la grève. Mais trouve inadmissible que certains élèves incitent leurs camarades à ne pas suivre les cours. Il leur a conseillé d’actionner des groupes pour demander pardon à leurs enseignants, afin de reprendre les cours. Ouvrant la prise de la parole aux enseignants, Mme Apata Joséphine, proviseur du lycée toujours en grève, a demandé pardon au ministre et a plaidé pour la reprise imminente des cours. Lui emboîtant le pas, Abo Yao, a déploré l’absence des cadres face à ce problème. « Durant tout ce temps, où était le ministre ? Si les autres faisaient comme lui, la situation ne serait pas arrivée à ce stade. Le ministre nous a qualifiés de mature. Je souhaiterais qu’il y ait une justice mature, pour juger ceux qui ont brûlé les maisons d’enseignants au centre du pays. Les cours reprendront à Yakassé dès le lundi 25 mars », a-t-il rassuré. Des problèmes ont été soulignés par les enseignants Youan Bi Hamadou et Hervé Bini. Ils portent sur l’augmentation des indemnités de logement et le blocage des salaires. En effet le problème du logement est depuis un casse-tête chinois pour les fonctionnaires de la ville. Depuis l’arrivée des orpailleurs chinois, les prix des loyers ont vertigineusement grimpé. Le professeur Séka Séka a promis les traduire au premier ministre, pour en discuter avec la ministre de l’Education Nationale, Kandia Camara. Les enseignants ont décidé de faire table rase des problèmes et mettre fin à la grève. Ils ont affirmé rouvrir les classes le lundi 25 mars, tout en espérant que leurs problèmes trouvent des solutions efficaces et durables.

Clément KOFFI

 

 

Le ministre Joseph Séka Séka a permis de décanter la situation en rencontrant les acteurs du système éducatif
Le ministre Joseph Séka Séka a permis de décanter la situation en rencontrant les acteurs du système éducatif
Le ministre Joseph Séka Séka a permis de décanter la situation en rencontrant les acteurs du système éducatif

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